Nom de l’U de M: le comité et la SANB proposent la création d’une commission
Denis Savard denis.savard@acadienouvelle.com
Le Comité citoyen pour un nouveau nom de l’Université de Moncton et la SANB reviennent à la charge dans le dossier du changement de nom, en proposant la création d’une commission pour étudier la question. Et quelques actions de mobilisation pour soutenir leur démarche.
Le regroupement a tendu une nouvelle perche à la direction de l’Université lors d’une conférence de presse virtuelle, mardi matin.
«À chaque AGA, une majorité d’entre vous a affirmé son appui au mouvement citoyen en faveur d’un changement de nom de notre université acadienne», a indiqué Nicole Arseneau-Sluyter, présidence de la Société des Acadiens du Nouveau-Brunswick.
«Aujourd’hui, le constat est clair: la question du changement de nom de notre chère université doit faire l’objet d’une étude par une commission», poursuit-elle.
«Partout où des universités ont enclenché ou évalué un changement de nom, une étape importante a été la mise sur pied d’une commission regroupant les parties prenantes au changement et la mise en place d’un processus ouvert de réflexion et de consultation», estime de son côté Lise Ouellette, porte-parole du Comité.
La Commission serait composée de représentants de l’université et de la communauté civile acadienne. Les membres seraient sélectionnés conjointement par la direction de l’Université, la SANB et le Comité citoyen. Les détails sur le format et sa durée restent à être déterminés une fois les discussions entamées.
DE NOUVELLES STRATÉGIES DE MOBILISATION
En attendant une réponse de la direction de l’université à l’invitation, la SANB et le Comité citoyen proposent deux gestes de mobilisation pour soutenir leur mouvement.
Premièrement, on préconise l’usage soit du nom «Université acadienne», soit d’un des trois noms retenus par le comité-expert (Université Nouvelle-Acadie, Université d’Acadie ou Université Antonine Maillet), en attendant un changement de nom officiel.
«En l’utilisant dans nos communications quotidiennes, nous montrons qu’il est possible de renommer l’université dans la vie de tous les jours», affirme Mme Arseneau-Sluyter.
Ensuite, la SANB et le Comité proposent à tous les organismes acadiens – et en particulier ceux qui opèrent sur les campus – d’ajouter l’énoncé suivant aux énoncés reconnaissant les territoires ancestraux autochtones, une pratique devenue courante dans les réunions publiques:
«Nous rappelons également que le nom “Moncton” fait référence à Robert Monckton, officier britannique ayant dirigé la prise de Fort Beauséjour en 1755, marquant le début de la Déportation des Acadiens. Il fut un acteur majeur de leur expulsion, de la destruction de leurs villages et de leur dispersion forcée. Le nom de l’Université est associé à un épisode douloureux d’exil, de dépossession et de violences coloniales – tant pour les Acadiens que pour les peuples autochtones.»
«Je précise qu’on a également consulté les Premières Nations à ce sujet-là. Donc ça se fait dans le respect», a tenu à ajouter Lise Ouellette. ■
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